La difficile tâche d’évaluer un commerce à vendre

La cession d’un commerce est une entreprise délicate, car il n’y a pas de mode de calculs afin d’évaluer précisément la valeur d’un fonds de commerce. Néanmoins, quand on cherche à mettre son commerce en vente, il est impératif d’évaluer sa valeur. Ce travail de fourmi va vous permettre de récupérer des éléments de preuve que vous pourrez montrer à l’acheteur potentiel afin de négocier le prix de vente.

Les éléments à prendre en considération pour l’évaluation d’un commerce à vendre

Pour comprendre pourquoi l’évaluation d’un fonds de commerce est un exercice complexe, il faut revenir sur la notion même du fonds. La notion est régie par la jurisprudence qui dit à son sujet, que le fonds de commerce est un ensemble d’éléments qui sont indissociables, car ils participent à sa bonne exploitation. Parmi ces éléments, on va retrouver des éléments matériels comme les marchandises, le matériel et le stock. Ces éléments sont facilement quantifiables, valorisables. La difficulté vient plutôt des éléments incorporels comme la marque, la clientèle, les brevets, les licences. Ces éléments ne sont pas palpables, il est donc plus ardu de calculer leur valeur réelle. Pour vous faciliter le travail, voici quelques conseils qui vous permettront d’aborder le calcul du fonds de commerce.

L’évaluation du fonds de commerce passe bien évidemment par l’appréciation des éléments comptables de l’activité. Par conséquent, il va falloir se replonger dans le bilan afin de faire émerger certaines informations :

  • L’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) qui correspond à la rentabilité du système de production
  • La marge Brute qui est un indicateur de performance
  • Les bénéfices nets de la structure permettent d’apprécier sa capacité à investir.

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Il existe plusieurs méthodes pour évaluer commerce à vendre. Il y a notamment la méthode par le chiffre d’affaires qui consiste à multiplier le produit du CA Hors Taxe par un coefficient qui est présenté par des organismes professionnels. De façons générales, ce coefficient est compris entre 3 et 5. D’autres règles comptables existent comme le coefficient 2 pour les zones rurales et 10 pour une localisation haut de gamme dans une grande ville.

Maintenant que vous avez collecté les informations du Bilan et du Chiffre d’affaires, il va falloir croiser les informations pour présenter les forces de son exploitation. Chaque situation est différente, mais il y a toujours la possibilité de mettre en avant des facteurs qui représentent des avantages concurrentiels pour ce commerce à vendre. On peut très bien avoir un chiffre d’affaires imposant et une rentabilité financière et économique peu élevée et inversement.

Nous avons vu la méthode par le chiffre d’affaires, mais il existe aussi la méthode par le bénéfice reconstitué. Ce calcul se base sur le bénéfice qui est déclaré fiscalement. On lui ajoute ensuite des lignes qui sont normalement à déduire du point de vue comptable. Parmi ces charges, on va notamment retrouver la rémunération du dirigeant et les charges sociales, etc. Le chiffre que l’on va trouver va ensuite être multiplié par un coefficient qui est en général compris entre 3 et 4 en fonction de la localisation du commerce à vendre.
A préciser auprès des éventuels entrepreneurs qui veulent se porter acquéreur d’un commerce. Un chiffre d’affaires bas ou une mauvaise rentabilité ne signifie pas qu’il ne faut pas creuser la question. L’actuel gérant n’a peut-être pas une bonne stratégie de communication, de ciblage ou de fidélisation de sa clientèle. La mauvaise santé d’une entreprise peut être directement en corrélation avec la stratégie adoptée.
Il faut tenter de comprendre quels sont les axes d’amélioration à déployer pour rattraper cette situation. Parfois, il suffit d’un effort de communication pour répondre au problème. Il ne faut donc pas dédaigner les commerces à vendre qui présentent de mauvais chiffres. Il faut se renseigner afin de préparer des arguments pour la phase de négociation.

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1 commentaire

  1. La mise en vente d’un commerce n’est effectivement pas une entreprise aussi facile à réaliser. Nombre d’éléments doivent être considérés pour bien évaluer la valeur de son commerce. Pour ma part, mieux vaut confier la cession de son commerce à des professionnels. Là au moins, on peut être certain de le faire bien et sans problèmes. Mais qu’on s’entend bien, confier ce travail à un professionnel ne veut pas dire que l’on ne s’y investit pas aussi nous–même. Il s’agit surtout de collaboration et donc on s’informe, on s’intéresse et on apprend aussi.

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